𝗟𝗲 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗥é𝗴𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹 𝗱’𝗘𝘅𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗲𝗻 𝗙𝗿𝘂𝗶𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗟é𝗴𝘂𝗺𝗲𝘀 (𝗖𝗥𝗘 𝗙𝗟) 𝗮 𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁 𝗰𝗲 𝗺𝗮𝗿𝗱𝗶 𝟭𝟴 𝗮𝗼û𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟲, 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗮 𝘀𝘂𝗽𝗲𝗿𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗻 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁é 𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗹𝗲 𝗦é𝗺𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁é 𝗱𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗼𝗰𝘁𝗼𝗿𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗺𝗮𝘀𝘁é𝗿𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗱𝘂 𝗣𝗥𝗦𝗔 𝗕𝗙. 𝗟𝗮 𝗰é𝗿é𝗺𝗼𝗻𝗶𝗲 é𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗹𝗮𝗰é𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗮 𝗽𝗿é𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱𝘂 𝗗é𝗹é𝗴𝘂é 𝗚é𝗻é𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗧𝗲𝗰𝗵𝗻𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲 (𝗖𝗡𝗥𝗦𝗧), 𝗿𝗲𝗽𝗿é𝘀𝗲𝗻𝘁é 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗖𝗮𝗺𝗮𝗿𝗮𝗱𝗲 𝗗𝗶𝗱𝗶𝗲𝗿 𝗣𝗔𝗥𝗞𝗢𝗨𝗗𝗔, 𝗗𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗥𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗔𝗽𝗽𝗹𝗶𝗾𝘂é𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗧𝗲𝗰𝗵𝗻𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲𝘀 (𝗜𝗥𝗦𝗔𝗧).

Avec pour objectif d’accroître la visibilité et la capitalisation des appuis du PRSA-BF au CRE-FL à travers la mise en valeur des travaux scientifiques des doctorants et mastérants bénéficiaires, cette activité se veut être un tremplin de visibilité, une exigence pour transformer la recherche en impact réel comme la crédibilité, l’utilité, l’influence et le rayonnement. Elle regroupé une quarantaine de participants composés de chercheurs, d’enseignants chercheurs, de personnes ressources et d’étudiants que le Directeur de l’INERA, le 𝗖𝗮𝗺𝗮𝗿𝗮𝗱𝗲 𝗗𝗿𝗶𝘀𝘀𝗮 𝗦𝗘𝗥𝗘𝗠𝗘 n’a pas manqué de saluer. « Votre présence massive témoigne de l’engagement collectif qui anime notre communauté scientifique pour relever les défis majeurs de notre agriculture », a-t-il souligné.
Ce séminaire qui marque une étape importante dans la valorisation des recherches menées par les jeunes scientifiques est placé sous le thème, « 𝙄𝙣𝙣𝙤𝙫𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙨𝙘𝙞𝙚𝙣𝙩𝙞𝙛𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙖 𝙧é𝙨𝙞𝙡𝙞𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙚𝙩 𝙡𝙖 𝙙𝙪𝙧𝙖𝙗𝙞𝙡𝙞𝙩é 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙘𝙝𝙖î𝙣𝙚 𝙙𝙚 𝙫𝙖𝙡𝙚𝙪𝙧 𝙛𝙧𝙪𝙞𝙩𝙨 𝙚𝙩 𝙡é𝙜𝙪𝙢𝙚𝙨 𝙚𝙣 𝘼𝙛𝙧𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙚 𝙡’𝙊𝙪𝙚𝙨𝙩 ».Pour le 𝗖𝗮𝗺𝗮𝗿𝗮𝗱𝗲 𝗖𝗵𝗮𝗿𝗹𝗲𝘀 𝗣𝗔𝗥𝗞𝗢𝗨𝗗𝗔, ce thème évocateur, qui met en lumière la volonté de mettre la science au service d’une agriculture ouest‑africaine robuste et durable. « Il invite à explorer des solutions innovantes pour améliorer la production de la mangue, de la tomate, de l’oignon et d’autres fruits et légumes, tout en respectant l’environnement et en garantissant des bénéfices équitables pour les producteurs et les consommateurs », a martelé le 𝗖𝗮𝗺𝗮𝗿𝗮𝗱𝗲 𝗣𝗔𝗥𝗞𝗢𝗨𝗗𝗔.
C’est le lieu de rappelé que la visibilité des travaux des doctorants et mastérants constitue un véritable levier de transformation, selon les propos du représentant du Coordonnateur du PRSA-BF, le 𝗖𝗮𝗺𝗮𝗿𝗮𝗱𝗲 𝗣𝗮𝗿𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗡𝗔𝗡𝗘𝗠𝗔. En effet, la visibilité assure aux étudiants une reconnaissance académique, tout en les poussant à perfectionner leurs compétences en rédaction et communication scientifique. Cette montée en compétence ouvre la voie à de nouvelles opportunités de collaboration et de carrière.

Un impact sociétal et régional qui enforce la recherche nationale
Au‑delà des acquis individuels, les travaux des doctorants et mastérants représentent une véritable ressource stratégique pour la nation. Chaque recherche menée contribue à alimenter une base de connaissances collective, qui devient un socle solide pour l’élaboration de politiques publiques éclairées. Ces productions scientifiques ne se limitent pas à des résultats académiques : elles génèrent des innovations concrètes, applicables sur le terrain, qu’il s’agisse de nouvelles techniques culturales, de solutions de lutte contre les maladies ou de procédés de transformation adaptés aux réalités locales.
En s’intégrant progressivement dans les stratégies nationales, ces innovations renforcent la capacité du pays à anticiper et à répondre aux défis agricoles et alimentaires. Elles permettent de bâtir des filières plus résilientes face aux aléas climatiques, aux fluctuations des marchés ou aux crises sanitaires. Ainsi, la recherche nationale se trouve non seulement fortifiée par la diversité et la pertinence des travaux, mais également crédibilisée auprès des partenaires et bailleurs, qui y voient une preuve de dynamisme et de sérieux scientifique.
Selon le Directeur de l’INERA, cette synergie entre savoirs académiques, innovations pratiques et politiques publiques confère à la recherche une dimension stratégique. « Elle devient un outil de gouvernance et de développement, capable d’orienter les choix nationaux et régionaux », toujours selon lui. En définitive, la recherche nationale sort grandie, mieux armée pour relever les défis de la sécurité alimentaire, de la durabilité agricole et du développement socio‑économique.
Pour le Directeur de l’IRSAT, la vulgarisation des résultats scientifiques contribue à renforcer la culture scientifique et à sensibiliser le grand public. « Elle consolide également la crédibilité institutionnelle du PRSA‑BF et du CRE‑FL auprès des partenaires et bailleurs, tout en stimulant le développement régional par l’intégration des marchés et la résilience alimentaire », a ajouté le représentant du DG/CNRST.

Un programme riche et interactif
Deux jours durant, du 18 au 19 août, les participants auront droit à des sessions parallèles, des communications thématiques, des échanges fructueux et une conférence spéciale sur la rédaction scientifique et la valorisation des résultats. « Cela permettra de créer un cadre d’échanges, valoriser les productions scientifiques, renforcer les capacités des étudiants et capitaliser les acquis du programme pour une diffusion élargie », aux dires du 𝗖𝗮𝗺𝗮𝗿𝗮𝗱𝗲 𝗣𝗮𝗿𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗡𝗔𝗡𝗘𝗠𝗔.
En rappel, le Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA), déployé dans six pays d’Afrique de l’Ouest (Sierra Leone, Mali, Niger, Togo, Tchad et Burkina Faso), vise à renforcer la résilience alimentaire régionale en s’attaquant aux faiblesses liées aux services de conseil numérique, à la durabilité de la production et à l’intégration des marchés agricoles. Structuré autour d’objectifs communs et d’une organisation régionale et nationale, il met l’accent sur la recherche et la vulgarisation scientifique à travers la sous‑composante 2.1, qui promeut des innovations technologiques adaptées au climat, à la nutrition et inclusives pour les femmes et les jeunes.
Le Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes (CRE‑FL) joue un rôle clé en consolidant la recherche régionale, notamment par la formation de doctorants et mastérants. Au Burkina Faso, le PRSA‑BF appuie ces jeunes chercheurs afin de renforcer la recherche nationale, accroître la visibilité scientifique, capitaliser les résultats et favoriser la mise à l’échelle des innovations, conformément aux recommandations de la sixième mission d’appui conjointe gouvernement‑Banque mondiale.

Flavie





